Anatomie et pathologie
Le rachis cervical est composé de sept vertèbres. Entre chacune d'elles se trouve un disque intervertébral, sauf entre C1 (atlas) et C2 (axis). Les vertèbres sont maintenues fermement par des ligaments. Le rachis cervical subit deux types de pathologies :
- soit traumatiques, c'est-à-dire une hyperflexion ou une hyperextension (coup de lapin), une chute ou un choc direct.
- soit les pathologies "médicales", c'est-à-dire la cervicarthrose, le torticolis ou la névralgie cervicobrachiale.
Les différents modèles
Destinés à maintenir plus ou moins fortement les vertèbres cervicales atteintes, les colliers cervicaux se déclinent en quatre types.
Pour un soutien léger et temporaire.
Il permet une action antalgique et une limitation des mouvements sans immobiliser le cou. Il est réalisé en mousse naturelle ou synthétique, recouvert de jersey de coton dit anallergique, il a une fermeture autoagrippante pour un réglage précis.
Pour un soutien moyen prolongé en hyperextension.
Il est semi-rigide, en polyéthylène et n'est pas réglable en hauteur.
Il est comme le C2 mais il est réglable en hauteur. Ces deux derniers colliers existent avec ou sans mentonnière. La mentonnière permet aux muscles d'être moins tendus.
- Le collier C4 ou miniminerve
C'est un soutien renforcé limitant la rotation de la tête avec un appui occipital, sternal et mentonnier.
Il assure une excellente immobilisation du rachis cervical dans le cadre de l'urgence. La hauteur et la longueur sont réglables.
Le port d'un collier rigide pour une durée de plus de dix jours nécessite un sevrage progressif avec un collier C1 ou C2.
Quel collier pour quelle pathologie?
Torticolis => C1 C2
Arthrose cervicale => C1 C2
Névralgie cervicobrachiale => C2 C3
Port nocturne pour le sevrage de collier rigide => C1 C2
Entorse bénigne et moyenne => C2 C4
Immobilisation stricte après traumatisme ou postopératoire => C4
Prise de mesure, pose, remboursement et entretien
Il faut mesurer le tour et la hauteur du cou. On doit s'assurer que la tension verticale n'est pas excessive.
Le malade règle lui-même le serrage pour les modèles légers.
Pour le modèle C4, il faut laisser au médecin le soin de le mettre en place
|