Le syndrome de l’intestin irritable est une maladie chronique qui constitue la première plainte en gastro-entérologie.
Le syndrome de l’intestin irritable (colite ou colopathie) est une pathologie complexe, multifactorielle. Sa prevalence est de l ordre de 8 à 10% dans la population générale. Il touche généralement adulte entre 30 et 50 ans et atteint plus fréquemment les femmes que les hommes. Il est défini par un inconfort ou une douleur abdominale existant depuis au moins 1 2 semaines (non nécessairement consécutives) au cours des 12 derniers mois avec, au moins, deux des trois caractéristiques suivantes: soulagement par la défécation, début associé à une modification de la fréquence des selles et/ou à une modification de apparence des selles (troubles du transit: constipation, diarrhée ou alternance des deux).
Sa physiopathologie reste encore inconnue. Le syndrome de l’intestin irritable pourrait résulter de l’interaction de différents facteurs d’importance variable: hypersensibilité vésicale, dysmotilité viscérale, infection/ inflammation digestive, terrain psychologique favorable...
Les signes de gravité
La maladie évolue par poussées durant de quelques jours à quelques semaines, espacées de périodes de rémission. Elle est largement influencée par le stress
D’autres troubles sont parfois associés: une fatigue chronique, des douleurs diffuses (fibromyalgies), des troubles de la sphère génitale. Une coloscopie est parfois indiquée, à la recherche de polypes ou d’autres lésions inflammatoires. Ses indications sont les signes de gravité (rectorragie, anémie, amaigrissement altération de l’état général), les antécédents familiaux de cancer recto colique, un âge supérieur à 45 ans, la survenue de
douleurs ou de selles nocturnes, une modification récente de la symptomatologie ou une résistance des symptômes à un traitement bien conduit et bien suivi à partir de 45 ans. D’autres examens peuvent être réalisés, notamment un examen parasitologique des selles en cas de diarrhées.
Soulager la douleur
L’objectif du traitement est d’améliorer la douleur et de normaliser les troubles du transit Pour soulager la douleur, on donne des argiles (en cas de diarrhée: Actapulgite et Smecta, et en cas de constipation: Bedelix) ou des anti-spasmodiques (Duspatalin, Dicetel, Météospasmyl, Spasmavérine, Spasfon, Débridat..). En cas de constipation, l’introduction des fibres dans le régime alimentaire se fait progressivement. Différents laxatifs peuvent être utilisés. Les laxatifs mucilagineux à base de gomme (Spagulax, Transilane, Normacol, Psyllium, Mucipulgite, Mucivital...) ont un effet de lest et sont généralement bien tolérés.
Les laxatifs osmotiques sucrés (lactulose, sorbitol) peuvent induire un météorisme ou une sensation de distension abdominale. Les laxatifs à base de macrogol (Forlax, Movicol, Transipeg..) augmentent le contenu en eau des selles. Les laxatifs huileux sont utilisés pour lubrifier le côlon (huile de paraffine, Lansoyl...). Les conseils hygiéno-diététiques ne seront pas oubliés: alimentation équilibrée, éviter les aliments fermentescibles (oignons, choux...), exercice physique...
En cas de diarrhée, des ralentisseurs du transit (lopéramide) ou des anti sécrétoires intestinaux. L’alternance diarrhée-constipation doit être prise en charge comme une diarrhée. Un traitement anxiolytique ou antidépresseur à faible dose (moitié ou quart de la posologie utilisée en cas de dépression) est parfois utile, ainsi que l’hypnose, la psychothérapie...•
NOS CONSEILS
Inciter le patient à consulter.
Dédramatiser car le patient est souvent inquiet:
le rassurer lui expliquer qu’il s’agit dune pathologie fréquente.
Les conseils diététiques ne doivent pas être trop restrictifs: L’alimentation doit rester équilibrée.
Éviter toutefois les aliments fermentes cibles exp chou chou fleur artichaud haricots blancs asperges
Éviter les aliments gras et les plats en sauce
Éviter café limitez le thé
Bien mastiquer pendant les repas
limiter les aliments acides vinaigrettes
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