la sécheresse occulaire - 23-01-2006 à 13:14 LA SECHERESSE OCULAIRE
Le syndrome de sécheresse oculaire ou syndrome de l’œil sec est une affection courante qui constitue la seconde cause de consultation en ophtalmologie. Il est le résultat d’une production insuffisante de larmes (hyposécrétion), qui peut-être due à une déficience en certains composants importants tels que lipides, mucines (protéines adhésives), eau, ou d’une évaporation excessive. Ceci peut entraîner une dégradation du film lacrymal et donc une sensation d’inconfort au niveau de l’œil. Cependant, avec un traitement adapté, la sécheresse oculaire est un désagrément qui se soigne facilement.
EPIDEMIOLOGIE
Avec l’âge, la production de larmes devient moins conséquente. De ce fait, les trois quarts des personnes âgées de 65 ans et plus sont touchés par le syndrome de l’œil sec. Il existe également une prédominance du syndrome chez les femmes. Elles sont en effet plus affectées que les hommes et ce, principalement, lors de la ménopause. Cette période entraîne, chez elles, des modifications des taux d’oestrogènes qui sont en partie responsables de la sécheresse oculaire.
DEFINITION
La sécheresse oculaire correspond à une sécheresse cornéenne et conjonctivale due à une production insuffisante de larmes. Il peut en résulter une détérioration du film lacrymal. Les personnes souffrant du syndrome de l’œil sec ressentent fréquemment des démangeaisons, des sensations de brûlure voire l’impression d’une présence d’un corps étranger.
CAUSES
Il existe diverses causes au syndrome de sécheresse oculaire.
• La première, et la principale, est l’âge. Généralement, passé 40 ans, les premiers symptômes apparaissent. Néanmoins, certains jeunes de 20 à 30 ans peuvent aussi être affectés.
• Une autre cause de la sécheresse oculaire concerne les médicaments. Parmi ceux-ci, on trouve : les contraceptifs oraux, les antibiotiques, les diurétiques, les antihistaminiques, les antidiarrhéiques, les antidépresseurs, les antihypertenseurs et certains produits pour le traitement de l’acné. Toutes ces classes de médicaments sont susceptibles de diminuer la production de larmes.
• Certains syndromes d'arthrite (comme le syndrome de Gougerot-Sjögren) peuvent être associés au phénomène de sécheresse oculaire.
• Les facteurs hormonaux interviennent également et surtout pour les femmes en période de ménopause et de post-ménopause, cette étape de la vie peut faire varier la qualité et la quantité des larmes.
• Le travail devant un écran d’ordinateur diminue la fréquence du clignement des paupières. Cela favorise l'évaporation des larmes et rend les yeux secs.
• Enfin, d’autres facteurs tels que la pollution atmosphérique, la poussière, la fumée, la climatisation, l’exposition à des facteurs chimiques ou à la chaleur, etc… peuvent provoquer une sécheresse oculaire puisque, dans ces différents cas, on cligne moins souvent des yeux.
SYMPTOMES
Les signes qui doivent alerter sont nombreux :
• yeux fatigués (yeux rouges, regard terne),
• sensation d’avoir un grain de sable ou un corps étranger dans l’œil,
• sensation de brûlure ou de picotement oculaire,
• sensation de sécheresse oculaire,
• démangeaisons,
• douleurs oculaires (au réveil ou provoquées par la fumée de cigarette, le vent, le froid, la lumière, le soleil…),
• mucus excessif,
• difficulté à lire, à regarder la télévision ou à travailler sur un ordinateur,
• port de lentilles cornéennes difficile à supporter.
DIAGNOSTIC
Pour déceler ce syndrome, l’ophtalmologiste procède à quelques tests simples comme, par exemple, le test de Schirmer qui consiste en l’insertion de bandes de papier-filtre sous les paupières inférieures. Ce test permet de mesurer la production lacrymale dans certaines conditions. Il peut également avoir recours à des tests à base de colorants (test à la fluorescéine, test au rose Bengale…) qui permettent de détecter si la personne a les yeux secs.
TRAITEMENTS
On traite généralement cette affection en instillant des larmes artificielles, encore appelées gouttes oculaires, dans les yeux. Ces larmes artificielles permettent de lubrifier l’œil et de restaurer le film lacrymal. Cependant, leur efficacité est brève et il est donc nécessaire de renouveler l’application plusieurs fois par jour. Le phénomène de sécheresse oculaire est donc ralenti mais seulement momentanément. Certains lubrifiants oculaires (onguents ou gelées) peuvent être prescrits afin d’améliorer l’inconfort. Les onguents sont préférables pour les périodes prolongées (la nuit par exemple).
PREVENTION ET CONSEILS A L’OFFICINE
Quelques conseils permettent de prévenir le syndrome de sécheresse oculaire. Le point le plus important est de réduire l’assèchement. Par conséquent, il est impératif d’éviter les situations sèches telles qu’une pièce surchauffée, la fumée, la climatisation, etc… Pour cela l’utilisation d’un humidificateur peut s’avérer efficace. A l'extérieur, il est recommandé de porter des verres enveloppant pour réduire l'effet d'assèchement du vent. Lorsque cela est nécessaire, il est préférable de travailler avec un éclairage incandescent plutôt qu’avec un éclairage fluorescent.
SITE WEB
http://www.eyesite.ca
http://www.cnib.ca
http://www.allaboutvision.com/conditions/dryeye.htm |