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Consulter le médecin : en cas de doute, toujours pour la femme enceinte ou qui allaite, et pour les bébés
Avant tout traitement, il faut savoir quel est le problème de santé en cause. Les femmes enceintes, celles qui allaitent et les bébés ne devraient jamais prendre un médicament sans avis médical.
Demander un conseil compétent
Pour le choix d'un médicament approprié en vente libre, faire de préférence appel à son pharmacien. S'il l'estime utile d'après les symptômes, il recommandera une consultation médicale. Le pharmacien est aussi à même de renseigner individuellement en ce qui concerne d'éventuelles limitations d'emploi et mesures de précaution.
Pratiquer une automédication de courte durée
Lire la notice
Il y a peu d'années encore, la notice de l'emballage n'était guère compréhensible par les patients. Cela change. Aujourd'hui, les informations sont devenues plus claires. Raison de plus pour lire la notice avec soin. Elle renseigne non seulement sur la posologie, mais aussi sur les limitations d'emploi ou les précautions à prendre.
Éviter le cumul de médicaments
Pendant un traitement prescrit, il importe donc d'informer son médecin de la prise éventuelle d'autres médicaments.
Éviter l'alcool
L'alcool est capable de modifier l'effet de nombreux médicaments, en particulier celui des calmants et somnifères, ce qui augmente le risque d'effets indésirables. La prise de tranquillisants ou d'antalgiques avant ou après avoir consommé de l'alcool est dangereuse, car cette association diminue la vitesse de réaction dont le rôle est important pour la conduite d'un véhicule ou l'utilisation d'une machine.
Être vigilant avec les enfants
Les enfants ne sont pas simplement de petits adultes. S'il est indiqué de leur donner un médicament, il en existe qui sont spécialement élaborés à leur intention. Souvent, la dose à administrer dépend du poids de l'enfant. En cas de doute, mieux vaut demander à son médecin ou à son pharmacien.
Quand renoncer à l'automédication
Se soigner sans consultation médicale n'est valable que pour des affections connues et banales. En présence de certaines maladies, par exemple le diabète, une affection cardiaque, un système de défense affaibli ou des troubles connus du foie ou des reins, le médecin devrait être consulté au préalable, même s'il s'agit de petits maux. Ceci est également valable lors de la survenue subite de troubles non explicables.
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Automédication pour les maux les plus fréquents : oui, mais…
Les pouvoirs publics nous encouragent désormais à l'automédication, dans un but d'économie, de responsabilisation des malades et aussi pour officialiser une pratique à laquelle recourent déjà 80% des Français. En pratique, voici le b. a. -ba de l'automédication vis-à-vis des 6 symptômes les plus fréquents.
Constipation
Automédication avec des laxatifs osmotiques.
Quand peut-on recourir à l'automédication ?
En cas d'alimentation soudainement très pauvre en fruits et légumes.
De quantité de boissons très diminuée depuis quelques jours.
De voyage ou retour d'un voyage.
Ou en cas de stress.
Quand doit-on consulter un médecin ?
En cas de traitement médicamenteux : anti-hypertenseur, antidépresseur, sirop contre la toux contenant de la codéine.
D'alternance de constipation et de diarrhées.
De présence de sang rouge ou noir dans les selles.
De maux de ventre.
Ou encore d'amaigrissement rapide inexpliqué.
Diarrhée
Automédication : sachets de réhydratation ou boire beaucoup, ralentisseur du transit, antibactérien intestinal (diarrhée bactérienne), anti-diarrhéique (diarrhée virale), pansement digestif.
Quand peut-on recourir à l'automédication ?
Diarrhées ponctuelles.
Diarrhées isolées.
Quand doit-on consulter un médecin ?
Diarrhées persistant plus de 48 heures malgré les traitements médicamenteux.
Initiation d'un nouveau traitement.
Alternance de constipation et de diarrhées.
Retour d'un voyage tropical.
Récidives avec amaigrissement ou douleurs au ventre.
Présence de sang dans les selles.
Forte fièvre, vomissements intenses, maux de tête, confusion.
Douleur d’estomac
Automédication : pansement gastrique, inhibiteur de la sécrétion gastrique acide.
Quand peut-on recourir à l'automédication ?
Douleurs gastriques ponctuelles.
Survenant après un repas copieux et gras.
Survenant après avoir mangé des aliments acides ou épicés.
Survenant après avoir bu des jus de fruits ou du vin.
Quand doit-on consulter un médecin ?
Douleurs survenant systématiquement après le repas (gastrite, ulcère).
Traitement médicamenteux : anti-inflammatoires, aspirine.
Régurgitations (reflux gastro-oesophagien).
Douleur très brutale enserrant la poitrine, irradiant dans la mâchoire et dans le bras (urgence infarctus).
Présence de sang noir dans les selles.
Maux de tête
Automédication : paracétamol, ibuprofène.
Quand peut-on recourir à l'automédication ?
Douleur ponctuelle et non invalidante.
Mal de tête concomitant avec un stress, un rhume, un manque de sommeil, une hypoglycémie…
Quand doit-on consulter un médecin ?
Choc sur la tête.
Vertiges, pertes de mémoire, fatigue.
Perte de sensibilité d'un membre, perte de vision d'un œil, difficultés d'élocution, troubles de l'équilibre (urgence accident vasculaire cérébral).
Raideur dans la nuque, fièvre, vomissements, troubles neurologiques (méningite).
Etat grippal
Automédication : sérum physiologique nasal, vasoconstricteur nasal, sirop contre la toux sèche (dextrométhorphane), pastilles ou sirop pour la gorge (lidocaïne, tétracaïne), paracétamol si fièvre.
Quand peut-on recourir à l'automédication ?
Toux sèche.
Nez qui coule.
Éternuements.
Quand doit-on consulter un médecin ?
Toux sèche durant plus d'une semaine.
Toux grasse avec expectorations colorées.
Maux de tête violents.
Forte fièvre.
Fièvre durant plus de 3 jours.
Difficultés à déglutir.
Difficultés à respirer.
Fièvre
Automédication : paracétamol.
Quand peut-on recourir à l'automédication ?
Fièvre inférieure à 40°C.
Fièvre durant moins de trois jours.
Quand doit-on consulter un médecin ?
Retour d'un voyage tropical.
Association à d'autres symptômes : vomissements, douleurs au ventre, violents maux de tête, envies fréquentes d'uriner, douleurs dans le bas du dos…
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17/03/2008
Dr Philippe Presles
Sources :
Le guide de l’automédication, éditions Vidal, 2e édition.
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